La petite vie perso d'un quarantenaire fan de fêtes et d'amis avec une grosse bonne dose de rock ! ! !
L’année 2012 aura été une belle année au niveau résidences de vacances :
En effet après le superbe village hôtel Andalou voici le VILLAGE d’Arc 1950. Au début à la réservation on ne fait pas trop attention à la mention « VILLAGE » en pensant que comme d’habitude ce sera une station de montagne … Et c’est là qu’est toute la surprise, car en arrivant au « Village » ce qui surprend en premier lieu c’est qu’il n’y a pas de parking extérieur et qu’il faut obligatoirement se garer dans un parking souterrain. Et quand je dis parking souterrain le mot est faible car c’est un véritable labyrinthe de 4 étages qui dessert l’ensemble des 8 résidences/hôtels du village. Je n’ai pas pu résister au besoin de le filmer afin de faire voir le contraste avec les prochaines photos !
Donc déjà le parking il est classe, d’une propreté rarement vu dans un tel édifice ! Et comme c’est notre première venue nous nous sommes un peu perdu dans ce grand parking et nous nous sommes garés totalement au hasard …
Ce qui surprend lorsqu’on remonte du parking et qu’on pénètre dans le village c’est la beauté des bâtiments, l’harmonie des matières, des couleurs et surtout l’absence de véhicule donc de bruit … Agréable !
Nous avions le choix entre 8 hôtels et bien sûr le premier auquel nous nous rendons n’est pas le bon ! Pas facile à comprendre comment sont situés les hôtels les uns par rapport aux autres que ce soit en longueur ou en profondeur ! ! ! Heureusement nous sommes vite redirigé vers le bon hôtel, mais il va nous falloir bouger la voiture afin d’être au plus près pour décharger !
Comment expliquer le logement ? Dire que nous n’avons jamais eu un aussi bel appartement est le plus simple. C’est la classe ! Tout est nickel, notamment ce balcon avec vue sur la cascade ! On sent de suite qu’on va s’y plaire !
Ce premier jour on découvre le village et les activités proposées. Une chose est sure c’est qu'on ne va pas s'ennuyer ici.
Pour notre toute première balade nous mettons le cap au nord au-dessus du village afin de contourner la montagne. On ne commence pas par le chemin le plus facile car celui-ci est très étroit et très accidenté ! Après 4Km de marche nous nous arrêtons dans une plaine joliment appelée le plan des violettes au-dessus de Villaroger à 2115 mètres d’altitude avec le massif du Mont Blanc en panorama avec un temps superbe !
Une journée à Tignes : cette station ne change pas, toujours des animations sportives en pagaille. Nouveautée de cette année le Blob jump:
Et toujours l'acroland que les garçons avaient essayé il y a 3 ans déjà ! Sur cette vidéo on voit les 2 attractions phare en même temps : Au premier plan l'acroland et au second plan le blob jump:
Bien sûr nous n’avons pas choisit cette journée au hasard car aujourd’hui il y a un spectacle de FMX : comprendre des acrobaties réalisées avec des motos de cross ! Des barges qui font les X Games sponsorisés par Red bull. On en a pris plein les yeux.
Côté paysage nous avons été un peu déçu de voir qu’ils ont massacrés la montagne côté Tovière pour faire des boulevards à ski … La montagne n’a plus de pente accidentée … C’est moche !
Et comme à chaque fois nous nous sommes fait prendre à plusieurs reprises par la webcam de la station :
Au revoir Tignes et surement à l'année prochaine ...
Autre balade en direction la limite du parc de la Vanoise vers le refuge du mont Pourri. Ça monte continuellement mais les chemins sont carrossables. Arrivés en haut à 2574 mètres nous nous arrêtons avant les arêtes au-dessus de la vallée de Peisey Nancroix car trop dangereux pour y passer avec nos lourds sacs à dos.
Pas grave nous avons une superbe vue sur la vallée du lac de la Plagne ou nous avions fait notre plus grande rando l’année dernière.
On a un panorama sur les différents glaciers à cet endroit : Au nord le Mont Blanc, à l’est le glacier du mont Pourri et au sud le glacier de la grande Motte (Tignes) et nous au centre en plein soleil ! ! !
Bizarrement le retour (en descente) nous parait plus long que l’aller …
Autre balade en solitaire afin de monter au sommet du col des frettes. A 2384 mètres d’altitude vues plongeantes sur le versant 1800 et de l’autre côté 2000. C’est superbe mais là encore on s’aperçoit que les aménagements réalisés pour ouvrir des portes entre les 2 versants pour le ski cause des dommages irréparables :
Combien de temps cela va tenir si ce n’est pas solidifié ? C’est aussi ce qui est fait au sommet de la pointe de l’aiguille rouge ou nous avons assisté à un balai d’hélicoptères amenant des tonnes de béton au sommet afin de consolider cette fine aiguille fragilisée par la disparition de son manteau de glace …
Dans un vent aussi terrible que chaud je me rends sur les arêtes du col d'arpette (2412m) quasiment à 4 pattes afin de surplomber Arc 1950 puis ensuite en continuant vers la pointe du petit fond blanc.
Je suis resté à cet endroit pendant presque 1 heure, seul dans les éléments naturels à contempler le domaine des ARCS.
En redescendant je n'ai pu résister au plaisir de me rafraichir sur une coulée de neige tout en pensant que "en bas" tout le pays est en alerte canicule !
Autre balade, direction le sommet de l’aiguille Grive. C’est surtout au pied de celle-ci que l’on mesure la difficulté car on doit monter 160 mètres sur 800 mètres ! Et là c’est du chemin de tranchée, ça roule de partout, un vrai casse gueule ! Le panorama à l’arrivée est à la hauteur e l’effort produit … Nous voici au-dessus de Peisey. A notre arrivée 2 grands aigles nous survolent mais pas le temps de les prendre en photo car rapidement ils prennent de l’altitude et changent de vallée tout simplement en planant …
Comme à chaque fois, après l'effort le réconfort !
Une journée de VTT afin d’accompagner Coco qui en aura fait tout seul depuis le début. On fait 8 descentes soit 50Km. Pas de peur cette année comme l’année dernière (voir article Arc 1800 été 2011 - Détails ) je n’ai pas été sur des pistes rouges !
Chaque jour plusieurs activités sont proposées ; Fabienne a souvent fait l’aquagym le matin et nous avons particulièrement apprécié le tour du village aux flambeaux.
Pour ma dernière rando en solitaire je m’attaque à du lourd : Essayer d’aller jusqu’au pied du glacier du mont Pourri. Départ à 09h15 plus motivé que jamais. Arrivé au pied du petit sentier qui monte continuellement jusqu’au glacier à 11h30. Les choses sérieuses commencent ici ! C’est parti. Au fur et à mesure de la montée j’admire le panorama qui s’offre à moi en me disant que tous les sommets que j’ai en vision, je suis monté dessus durant ces 15 jours de vacances, et en regardant mon altimètre je suis plus haut que ce que j’ai fait auparavant ! Ça motive ! Je ne sais si c’est un avantage ou un désavantage, mais durant toute la montée je suis seul : Aussi loin que je puisse voir il n’y a personne devant et personne derrière ! Et la montagne change car il n’y a plus de chemin juste des pierres qui roulent les unes sur les autres avec comme unique repère le glacier qui devient au fur et à mesure de plus en plus imposant … Ça devient excitant ! En arrivant au pied du glacier à 2951 mètres, je n’ai qu’un regret : ne pas avoir mis un vêtement un peu plus chaud car à cette hauteur et dans le vent on sent la température du glacier ! ! !
Ce qui est étrange ici c’est que la montagne vit, elle bouge elle fait du bruit, on est seul et en même temps on sent cette puissance autour de soi. Enfin je me pose la question : est-elle vraiment en vie ou à l’agonie ? Car avec la fonte des glaces d’immenses blocs de pierre se détachent de la montagne et roulent en élevant un épais nuage de poussière. Sous le poids de ces pierres la glace à son tour se casse dans des craquements la fonte du glacier est visible par un gros torrent d’eau limpide qui se déverse vers la vallée. Quel volume d’eau peut-il encore y avoir avec ces tonnes de glace ? Je suis en total enivrement et le danger alentour me fige sur place. Pas vraiment l’envie de quitter le lieu, même si le froid commence à me prendre le corps.
C’est donc à regret et avec peine que je quitte le glacier non sans penser que un jour celui-ci disparaitra probablement de par son érosion naturelle, surement par le réchauffement climatique et peut-être à son exploitation touristique en masse un jour …
Voilà, après 15 jours fantastiques passés ici il nous faut dire au revoir au village, mais nous y reviendrons c'est sur !